Maimouna doucoure

Maroc, Brésil, Macédoine, Tanzanie, le court-métrage Maman(s) de Maïmouna Doucouré navigue de sélections de festivals, en publics conquis.

Maïmouna a pris à bras le corps un sujet tabou, celui de la polygamie, interdite en France, et pourtant bien réelle. A travers le regard d’une enfant, elle donne à voir et à comprendre le drame et les bouleversements qui se jouent dans la tête de cette petite fille. « Pour (Maïmouna) c’est un film sur l’amour, sur l’interprétation qu’une petite fille se fait de l’amour à travers ses parents».

Maïmouna, première rencontre, à la soirée des réalisateurs, à l’UGC Ciné Cité boulevard Mac Donald. La soirée des réalisateurs c’est aussi Fatime Touré mais on en reparlera :-).

5ème édition de la soirée des réalisateurs, printemps 2014, ça se joue enfin à domicile, on s’y presse comme des centaines de spectateurs, dont beaucoup du quartier Claude Bernard, mais aussi des « professionnels de la profession » : le cinéma. Ce n’est pas notre cas, mais cela ne nous empêche pas, de noter la grande qualité des courts métrages que nous découvrons, dont « Cache-Cache« , le premier de Maïmouna Doucouré. Il met déjà en scène des enfants, plus d’une dizaine. Le décor est planté dans un huis-clos dans la cour d’un immeuble que l’on connait bien aussi.

Maïmouna Doucouré, c’est une belle présence, elle est actrice et a déjà beaucoup de travail à son actif à 30 ans.

D’une fratrie de dix enfants, elle grandi dans le 19ème arrondissement, diplômée d’une licence de biologie après avoir décroché un bac S alors que tout le monde lui prédisait l’échec parce que « trop dur ».

A la ville comme sur scène, elle arbore toujours un sourire et un optimisme lucide sur des sujets que nous avons à cœur.

Parce que nous partageons la conviction qu’il n’existe pas de quartiers ni de personnes faits pour l’échec.

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