Sadia Diawara

Directeur, auteur, producteur, éducateur, médiateur, ou pour aller un peu vite, entrepreneur- militant.

Défenseur de l’environnement, il a lancé « Road Tree’p » il y a plus de 7 ans, un voyage eco-solidaire, véritable aventure humaine au départ de Paris, direction le Maroc pour boucler à Bamako, pour planter des arbres pour lutter contre la désertification de ces régions sans aucune subventions publiques.

Sadia a su très tôt mener notamment ce projet avec du financement participatif.  La situation géopolitique ne permet pas cette année ce long périple. Ce seront donc des « ego-Tree’p » cette fois-ci (des initiatives individuelles pour mener des projets de solidarité).

Sadia Diawara est directeur du centre d’animation à Curial depuis 8 ans. C’est dans une autre cité qu’il a grandit, celle « des poètes », qu’on nomme aussi « La Cité Rose » à Pierrefitte en Seine Saint-Denis.

La cité de son enfance il l’a portée en haut de l’affiche en co-produisant un long métrage dont il est à l’origine. « La Cité Rose » ce long métrage réalisé par Julien Abraham en 2011, sur grand écran en 2013. Une avant-première avait séduit plusieurs centaines d’invités de la mairie du 19ème en présence de François Lamy, alors Ministre délégué à la Ville, de Jean-Christophe Cambadélis, député du 19ème, de François Dagnaud, maire depuis quelques mois et d’une partie de son équipe municipale.

Ce conte moderne porte un regard neuf mais sans concession sur la vie dans une cité. Le personnage de Mitraillette, principal protagoniste de 13 ans, emballe l’enthousiasme des spectateurs. Le jeune acteur, Azize Diabate vit toujours à la Cité des poètes. 5 festivals viendront distinguer le film avec lequel l’équipe fait encore le tour de France pour le présenter même dans les plus petites salles. C’est le même état d’esprit qui avait permis d’associer au mieux les habitants de la Cité des poètes sur le catering durant le tournage par exemple.

Sadia Diawara affiche toujours ce sourire timide et ce regard doux comme la première fois que le contact a été établi et que le courant est passé de suite.

Cet entrepreneur social de 35 ans a pourtant une démarche assurée. Il peut, il réussit tout ce qu’il entreprend. Il a ce sens du « jeu collectif » qui permet à chacun de donner le meilleur de lui même.

Au centre d’animation dans le quartier Curial ce sont des « nocturnes », deux soirées hebdomadaires encadrées mais pas « dirigées » (pas d’obligation d’activités).

Au café Curial c’est 5 années sans incidents où des jeunes peuvent venir partager un moment.

Mais c’est aussi au centre d’animation qu’il a fait découvrir Sankofa Unit (la chorale urbaine), un choeur dirigé par Joby Smith, ou encore l’univers du Gnawa Groove et du Marock’n Pop avec BINOBIN.

Éducateur au quotidien, il est aussi dirigeant du PARIS ACASA FUTSAL qui a brillé par ses résultats la saison dernière.

Avec Sadia ce sont des dizaines d’heures de discussions, de débats, d’échanges toujours pertinents, d’où jaillissent inévitablement de nouveaux projets. On a donc hâte de vivre la suite !

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