Adji Ahoudian : Engagé volontaire

Adji Ahoudian

Depuis peu, Adji Ahoudian a pu se « retrouver » totalement. Il a bouclé toutes les démarches administratives pour que le prénom donné par sa mère soit l’officiel sur ses papiers. « Christophe » c’était celui qu’il avait dû adopter en obtenant la nationalité française.

Beaucoup a déjà été écrit sur Adji, « l’enfant doué du 19ème » (Bondy blog, mai 2009), « Adji Ahoudian, maire de Paris en 2044 ? » (Streetpress, mai 2012) etc. Sa petite enfance au Burkina Faso, son arrivée à Paris, sa crainte des escalators, sa ténacité déjà, le baccalauréat, le DEUG…

On va commencer par une petite marche arrière. Le 27 novembre 2006, parvis de la Cité des Sciences et de l’Industrie, tous les membres fondateurs de l’association BGA sont là, chemise blanche et pantalon noir impeccable. Ils accueillent leurs invités pour une conférence intitulée « Citoyens de la République: Réussir au-delà de sa couleur ».

L’association Braves Garçons d’Afrique invite à découvrir le parcours de ces femmes et de ces hommes célèbres ou anonymes qui, avec courage, convictions et envie de réussir ont su surmonter la barrière des préjugés.

L’accueil et la qualité des débats sont impressionnants. De nombreuses personnalités apportent une analyse ou un témoignage. Parmi elles, on peut citer Christiane Taubira, Lilian Thuram ou encore Malamine Koné, Président Airness. C’est le coup de coeur !

BGA est dans le paysage, au devant de la scène. Parce qu’ils sont jeunes, doués, ont des pratiques atypiques et efficaces dans le monde associatif.

Les membres de BGA font leurs premières armes avec des soirées dansantes (une quinzaine) accueillies par la paroisse Notre-Dame des Foyers (rue de Tanger), avec chaque fois quelque 300 jeunes. Ils gèrent le succès: les soirées se dédoublent, accueillant les moins de dix huit ans plus tôt dans l’après-midi et les plus âgés, plus tard en soirée, en alternance, selon les disponibilités de la salle.

Ces différentes soirées leur permettent de se rapprocher de leur quartier et de contribuer à son apaisement. Le but est de créer un lien social en donnant une place aux jeunes pour favoriser les rencontres et les échanges.

Pour l’anecdote, seuls quelques jeunes de l’extérieur paient l’entrée, qui se faisait sur présentation d’un ticket de « Millionnaire » ou de « Tac O Tac ». Adji Ahoudian et Bakary Sakho (très prochainement en ligne) font déjà l’interface avec la mairie du 19ème.

2015, Adji a été réélu en 2014 sur la liste de François Dagnaud qui a remporté les élections municipales dans le 19ème arrondissement face à Jean-Jacques Giannesini.

Depuis un peu plus d’un an il redonne ses lettres de noblesse à la politique de la Ville dans le 19ème. Adjoint au Maire chargé de la politique de la ville et des relations avec les centres sociaux et les Foyers de Jeunes Travailleurs. Il n’a rien perdu de son enthousiasme depuis 7 ans.

En effet, en 2008 il était élu pour la première fois, Roger Madec lui avait proposé d’être sur sa liste. Apprenti élu, il mets très rapidement sur pieds des projets extrêmement pertinents pour les jeunesses de l’arrondissement. La jeunesse c’est la délégation qui lui a été confiée. Quelques années ensuite lui était confiée la délégation du maire sur le Conseil de Quartier Flandre-Aubervilliers, le quartier qui l’a vu devenir l’homme engagé qu’il est.

Le festival « Talents du 19ème », le forum « Citoyens de demain », la formation BAFA à moindre coût, ne sont que quelques exemples de ce qu’il a initié et qui emportait l’assentiment et l’enthousiasme de tous.

Celui qui pense en se rasant le matin au « comment faire » pour améliorer la vie des gens, « comment faire » pour que le « mieux vivre ensemble » ne soit pas qu’un slogan, fait un travail digne de la minutie et de la rigueur des fourmis.

Doué d’un humour décapant, il éclate d’un rire communicatif lorsque est évoquée cette personne qui nous disait tout de GO, il y a 3 ou 4 ans, qu’elle ne distinguait pas les personnes noires entre elles, sauf si elles portaient des lunettes…

Il remonte volontiers le moral des troupes quand tout semble partir de travers, quand le superficiel ou la confusion semblent l’emporter.

En fait, on serait partantes pour une expérience pas très bio-éthique : Clonons-le ! 😉

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