A l’agenda du festival Paris Hip-Hop, Cultures Pas Sages nous livrait une nouvelle performance artistique les 24 et 25 juin.

L’association Cultures Pas Sages souhaite promouvoir, diffuser, organiser et réaliser des actions mettant en valeur la diversité culturelle. La performance graffiti OURCQ LIVING COLORS est une création de l’association, à l’initiative de dAcRuZ.

Durant 2 jours, le 19e arrondissement devenait l’hôte d’artistes venus du Brésil, du Portugal, du Chili : Big, Fakir, Pititore, Smile, Batsh, Kan, Shaka, Brok, Sane 2… et bien sûr dAcRuZ.

Le festival street art OURCQ LIVING COLORS fêtait ses dix ans d’action en 2016. Cultures Pas Sages accompagne la transformation du tissu social en y associant les habitants de tous âges, les institutions (habilement) et en initiant des projets qui font vibrer les quartiers et continueront, nous n’en doutons pas, à le faire dans les années à venir.

Ce festival contribue au rayonnement culturel du 19e arrondissement en l’inscrivant comme un lieu incontournable de l’expression Graffiti & Street art à Paris.

Depuis les années 2000, dAcRuZ, multiplie ses œuvres tout d’abord sur le quartier Ourcq, son quartier natal, puis plus largement dans le 19e arrondissement, sur le canal St Martin mais aussi en galeries dans Paris.

Ses motifs picturaux ont donné une identité originale au canal que chaque habitant connaît et reconnaît. Pour lui, ses œuvres sont un lieu d’échanges et de collaborations artistiques mais aussi l’expression de ses craintes qu’en changeant, le quartier cesse d’être populaire.

Ses nombreux voyages en Amérique du Sud, en particulier au Brésil, en Afrique sont une source de créativité. La confrontation avec les cultures ancestrales (les masques des cultures pré-colombiennes l’ont en particulier marqué) ont forgé chez lui un style primitif coloré urbain unique.

Si « Big Brother is watching you », les gros yeux grands ouverts sur nos quartiers sont une bienveillante vigilance sur l’identité populaire et diverse de nos quartiers. Hymne coloré sous un ciel souvent trop gris qui rappelle que le street art est un art graphique d’interpellation né dans la rue.

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