On n’est jamais mieux Serbie que par soi-même !

Longtemps connue comme la capitale de la Yougoslavie, celle de Tito, de la fraternité et l’unité… par la suite, cette ville fut considérée comme l’instigatrice de tous les maux. Aujourd’hui, celle qui signifie “ville Blanche” est devenue une ville qui attire de plus en plus de touristes…

Depuis 2013, à la faveur d’une campagne médiatique en France, Belgrade devient une destination touristique en vogue en Europe… Celle qu’on surnomme aussi la Barcelone de l’Est – même si ce surnom est un peu discutable – ne manque pas de centres d’intérêt et présente un grand avantage… Contrairement aux belles villes et musées à ciel ouvert que sont des capitales comme Prague, Belgrade se mérite et se découvre avec l’esprit curieux et flâneur bien au-delà des apparences trompeuses… Belgrade est une destination parfaite pour les voyageurs à petit budget. La Serbie est étonnement bon marché et sa capitale, Belgrade a rejoint le panthéon des villes festives des grandes destinations européennes et devient une ville de plus en plus tendance. Sa culture, son sens de la fête et son charme font de la capitale serbe une des destinations phares en Europe de l’Est.

Christophe Disic n’était pas retourné à Belgrade depuis décembre 1990. Au printemps dernier, il est allé passer quelques jours sur les traces des pas de son père. Ce père Milos qui s’est retrouvé à l’âge de 14 ans dans les rues de Belgrade sans une mère réfugiée à Paris pour fuir les purges au sein du PCY (Parti communiste Yougoslave). C’est donc le père qui s’occupera de ses deux enfants de 14 et 10 ans.

Milos viendra retrouver sa mère en 1966 à Aubervilliers où elle s’est installée. Le « beau gosse » Yougo arrivera en France à 27 ans car contrairement aux autres dictatures communistes il était possible de partir de Yougoslavie à partir de cet âge, âge estimé pour avoir assez « travaillé pour la patrie

Nous voilà assises dans ce restaurant à Belleville, transportée dans cet immeuble modeste d’Aubervilliers où vit aussi Janine arrivée de sa Normandie natale en 1965. Le même immeuble que cette femme Yougoslave ayant fui le régime communiste de Tito avec laquelle elle aime bavarder après le travail. Janine tombera de suite amoureuse de son fils qui ne parle pas un mot de français. Et c’est Janine qui apprendra le Yougoslave (serbo-croate pour nous aujourd’hui).

Les parents de Christophe se marieront dès 1966, un premier enfant en 1967, puis un deuxième en 1969 et Christophe en 1972.

Christophe raconte ce père Serbe qui passe de la joie immense à la profonde tristesse, ouvrier dans le BTP sur le chantier de l’aéroport de Roissy. Les cafés que son père fréquente assidûment, un être secret encore aujourd’hui. Le divorce de ses parents en 1978, le placement dans des familles d’accueil de la fratrie durant presque deux ans, le déménagement à Aulnay-sous-Bois, puis Sevran. Sans qu’il ne connaisse jamais leur adresse, les enfants verront réapparaitre régulièrement ce père singulier. Né au cœur de la Serbie, en 1939, dans un village au nom de Darosava (Darosava Partizani). Ce père pour qui « Nicolas Sarkozic » a été élu Président de la France en 2007, et qui est persuadé que Dalida était Yougoslave. Ce père qui viendra s’installer avec sa compagne Natacha rue de la Solidarité dans le 19ème arrondissement et qui a, comme beaucoup d’Ex-Yougoslaves, la phobie des lieux administratifs, même si en France, il n’est pas dans les usages de retenir 3 jours les gens suite à l’envoi d’une lettre recommandée…

Christophe Disic arbore fièrement un maillot rouge, la réplique de celui de l’équipe du royaume de Yougoslavie porté par les joueurs à la première coupe du monde de football en Uruguay en 1930. Il nous rappelle le Monument de la reconnaissance à la France (en serbe : Споменик захвалности Француској et Spomenik zahvalnosti Francuskoj), encore appelé « Monument pour la France », ornant le parc de Kalemegdan à Belgrade. En raison de sa valeur artistique et historique, il est inscrit sur la liste des monuments culturels de grande importance de la République de Serbie et sur la liste des biens culturels de la Ville de Belgrade.

Passionné de sport et excellent connaisseur des milieux sportifs, il nous décortique la « science du jeu » de l’école Yougoslave du basket. Ce Séquano-Dionysien est père de deux filles, et également d’Eduardo Playmo.  Fin octobre ce seront plus de 500 « épisodes » qui auront unanimement fait rire sur Facebook.  Une soirée de rencontre des « amis d’Eduardo Playmo » est d’ores et déjà envisagée. Confessons notre impatience, nous y serons !

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